Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute. Lève toi camarade et si ta gorge est trop sèche reprend un peu de ma salive.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute. Lève toi camarade et si ta gorge est trop sèche reprend un peu de ma salive.
Tu glisses ta carte perforée sans ce flipper où tu t'enfuis et tu fais semblant de rocker pour faire croire que tu es en vie! Tu t'en retournes à tes banlieues dans ce couloir où tu te grimes te maquillant le bout des yeux d'un nouveau regard anonyme le futur te sniffe à rebours.
Ils vendent des orgasmes en sachets mais ils font la gerbe en location tu pensais franchir le miroir sans avoir à changer de gueule tu craches le sang dans ta baignoire et tu t'essuies dans un linceul... La nuit te glace au fond d'un train où tu croyais trouver l'oubli voyageur des petits matins tu rentres de tes insomnies tu rayes les mentions inutiles au bas de ton carnet d'absence, et tu t'accroches au bout du fil qui te ramène à ton silence.
H-B-T

CH3 C6 H2 (NO2)3 + Hg (cn0)3= Quoi, en somme ?

- Un énorme trou dans le sol, un amas de maçonnerie, quelques fragments de chair et de mucus, un pied encore chargé de sa chaussure, volant en l'air et retombant –Flac- au milieu des géraniums, des géraniums écarlates, quel spectacle splendide, cet été là !

# Posté le vendredi 30 mars 2007 09:32

Modifié le vendredi 30 mars 2007 12:55

Mais entre deux délires, entre deux idées noires, nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours.

Mais entre deux délires, entre deux idées noires, nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours.
Cette histoire est encore une légende.
Quand j'étais dans la narine narchande,
Je vendais de beaux bigoudis-mousse,
Des mickeys, des babouches,
Des flingues et des cartouches,
Dans la savane et dans la brousse.

Ce matin les enfants ont cassé leurs vélos avant de se jeter
Sous les tramways No1, No4, No10, No12, No30, No51, No62
No80, No82, No90, No95, No101, No106 et 1095 (qui gagne
Un lavabo en porcelaine)... En sautant de mon lit,
J'ai compté les morceaux... C'est alors que j'ai vu le regard
Inhumain du monde.


Solitude transparente de ces longs jours d'attente à te fixer les veines.
Tu reviens sur les lieux où tu pleures quand il pleut.
Nostalgie de ces jours sans haine et sans amour. au fond des villes mortes, la folie dans les yeux des monstres délicieux, qui traversaient ma porte. Ils patrouillent dans mon crâne. Ils contrôlent mon âme, et me servent d'escorte.


Le plus beau film. Mon film. Et un des passages que je préfère.

# Posté le samedi 24 mars 2007 14:49

Modifié le samedi 24 mars 2007 15:04

Pendant qu'tu t'dopes j'fume mes deux paquets d'clopes chacun son trip chacun son flip.De nouvelles pillules blanches sous nos langues percées.

Pendant qu'tu t'dopes j'fume mes deux paquets d'clopes chacun son trip chacun son flip.De nouvelles pillules blanches sous nos langues percées.
Etudiant en que dalle tu glandes dans les facultés t'as jamais lu l'Capital. Mais y a longtemps qu't'as pigé qu'y faut jamais travailler. et jamais marcher au pas qu'leur culture nous fait gerber. Qu'on veut pas finir loufiats au service de cet etats, de cette société ruinée, qu'des étudiants respectables, espèrent un jour diriger, en trapinant dans leurs cartables la conneries de leurs aînés.
etudiants en médecine, tu vas marner pendant sept ans pour être marchand d'péniciline. Tes saloperies d'médicaments aux bourgeois tu r'fileras des cancers à tour de bras et aux prolos des ulcères Parc'que c'est un peu moins cher et l'tiers-monde qu'a besoin d'toi. Là c'est sur que t'iras pas malgré tous ceux qui vont crever.
T'oublieras que j'ai chanté la médecine est une putain son maquereau c'est l'pharmacien.



Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu seras un mois que rien
Ah oui ça j'veux bien .

[Renaud <3]

Photo: Je vous vomis ma haine malsaine. Les gens ont la prose infecte, BROSSEZ VOUS LES DENTS!

# Posté le lundi 19 mars 2007 14:47

Modifié le dimanche 30 mars 2008 15:01

Il est bientôt minuit mais je fais beaucoup plus jeune.

Il est  bientôt minuit mais je fais beaucoup plus jeune.
Donnez-moi le plasma ! Faites-le bientôt ! Ton amour n'est pas assez. Je t'ai dans mon coeur, mais je te veux dans mes veines. Et je te rencontrerai à la banque de sang. Pleurant comme le fantôme de l'hiver, nous observons nos larmes.
Il parrait que la planète s'est émiettée, juste parce que quelqu'un a éternué. Ceci, nous l'avons attendu toute une vie.Mon sommeil est insomniaque et mon petit déjeuner c'est mon dentifrice.

J'ai appris à jouer la guitare avec la méthode Ogino, émerveillé par l'art pour l'art comme une poule devant un mégot. Bientôt je cracherai dans ma guitare en m'exhibant pour le Psy-show.
Il m'envoie des cartes postales de son asile, m'annonçant la nouvelle de son dernier combat. Il me dit que la nuit l'a rendue trop fragile et qu'il veut plus ramer pour d'autres Guernica, et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête, en buvant des cafés dans les stations-service, et je calcule en moi le poids de sa défaite, et je mesure le temps qui nous apoplexie. et je me dis "stop !" Mais je remonte mon col, j'appuie sur le starter, et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs.
Ca me broute ces elections: A chaque médaille ça chauvine et devant tous ces cons je suis d'humeur bovine. J'sors l'acide chlorhydrique, la soude je vais pas être sentimental
J'dissous l'Assemblée Nationale. 100% d'abstention je rêve de voir ça un jour.


J'veux disjoncter à l'acide gerber juste avant le concert, monter sur scène tout livide.

# Posté le mercredi 14 mars 2007 10:33

Modifié le vendredi 16 mars 2007 17:19

Je tire mes neutrons, j'ai des pensées indélébiles et je suis dresseuse d'hippocampes.

Je tire mes neutrons, j'ai des pensées indélébiles et je suis dresseuse d'hippocampes.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre... tu sais.



Nous sommes tous un peu trop fragiles a regarder tomber la nuit sur le vertiges de nos villes, avec nos amours sous la pluie, dans cette grisaille silencieuse.

Je suis la fille aux camées qui fait blinder sa pâleur. Pour franchir les spirales du miroir intérieur. Mandalas schizoïdes et soupirs féminins, sur les claviers bulbeux des orages clandestins. Sépultures de valium pour voyageurs-vampires. Errant dans les Sargasses d'un océan martyr, et le doute qui ravage même tes incertitudes. Extirpant mon sourire poisseux de l'habitude.
Je révèle les fastes de ma solitude.


J'ai trois tonnes de trous dans la tête, et un tomahawk sur le c½ur.
Si un jour je r'trouve la mémoire, et deux-trois bières pour ma moquette voire un peu de shoot à l'eau. On pourra écouter nos sommeils, étudier nos rêves et n'être plus pareil quand le soleil se lève.




Photo: Notez que Lord Henry, ci dessus, mon chat, est sincèrement sexy.

# Posté le lundi 05 mars 2007 15:33

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:57