Je déchire mes nuits. Ce n'est qu'un début. Je fais mon génocide mentale.

Je déchire mes nuits. Ce n'est qu'un début. Je fais mon génocide mentale.


L'équilibre est fragile, dans ma pauvre cervelle carton bouilli : Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout on s'embrasse quand même et puis on a raison. Longue vie et tout à recracher.(nd)
C'est la décadence je sais ce que j'avance. Liberté pour les paranoïaques, tous les schizomaniaques tous les échecs et mat, tous les macs à pilate tous les psychopatates. En absence de démérol je n'avais pas d'alcool, je n'avais même pas de succès damné instantané et du coup moi je dis liberté pour les toucans blancs.
Une épidural, à l'anormal, à l'anarchie, un manque de pudeur, un mal de c½ur de jeune drogué qui a perdu sa fille Qui dégueule à pleine gueule sur la société « dur de t'aimer ».

Alors pour tuer le temps entre l'amour et l'amour j'prends l'journal et mon stylo et je remplis, et les a et les o.



Time takes a cigarette. Cette chanson est divine à souhait.
# Posté le lundi 25 juin 2007 17:14
Modifié le mardi 26 juin 2007 14:29

Et les branleurs trainent dans la rue et ils envoient ca aux étoiles perdues.

Et les branleurs trainent dans la rue et ils envoient ca aux étoiles perdues.  ☆


Dans une avenue je m'baladais, j'étais seule et puis tu me manquais
Dans une avenue je mendiais encore et toujours cassée. Le nouveau quartier j'inaugurais il y avait des possibilités. Comme d'habitude j'avais trop bu comme d'habitude je m'étais perdue, encore et toujours irresponsable, encore et toujours irrespirable. Quand la nuit s'étend, elle se laisse tomber au hasard et si tu peux te perdre de mon côté il te calmera jusqu'à ce que tu ne puisses plus respirer.


Ton premier cri réveille, de son écho brisé, l'ouragan qui sommeille dans mes veines oxydées.
Et mon regard prélude le jeu de la pudeur quand, par manque d'habitude, on s'méfie du bonheur.
Je reviendrai taxer ta mémoire dans la nuit du dernier espoir.Je reviendrai chercher notre enfance assassinée par la démence et lui coller des lunettes noires, c'est au fond du couloir.
Ce soir là, la pluie avait laver tout mes regrets. Encore une fois. Le coeur dans les tempes et la tempête au ventre.
De l'os après la chair, de l'acide au rabais jusqu'à en faire pourrir les derniers noyaux frais.


Là c'est l'heure ou le silence balance sur mes nuits le rythme des horloges qui pourrissent. Bonsoir.
# Posté le mardi 19 juin 2007 20:30

C'est là le fond de l'amour, lorsqu'il existe : nous sentir justifiés d'exister.

Cet amour que tout le monde veut ce n'est que du sucre avec de l'eau.
Mais l'amour, cela n'existe pas !
En outre: Un placebo.

"Ma mère en a marre de m'demander tous les jours pourquoi j'vais mal
Vu qu'j'lui réponds qu'j'm'en tape
Moi dans ma vie j'n'ai pas d'projets à part me pendre ou d'faire l'amour avec des pom-pom girls lesbiennes stripteaseuses, perverses." Haha.

« Effets secondaires : Risque d'accoutumance,
rejet de la réalité, souffrance , état dépressif, risques d'insomnie, crises de démence »
J'ai l'impression qu'ils pensent tous que c'est gratuit, ils n'ont rien compris !

J'écris un livre dans ma tête. Mais je m'en souviens jamais.
J'ai rêver de fabriquer un poison que j'aurais instaurer dans un vernis à ongles, comme ça, quand la fille se rongerait les ongles, elle en crèverait.

Si t'en as marre de c'que j'dis, plie ton index,
Presse la détente de c'flingue que tu plaques sur ta tempe !
Dis adieu à tes gens, ferme les yeux éteins la lampe

A. Faut arrêter de sauter de voiture en voiture pour finir à 3h du mat suivies par les condés.
Ceci est pour quand la radio se casse en des craquements d'uranium d'orchidée.
Ceci est pour quand le vent fait cliqueté les fils télégraphes comme des poignées d'os.
Ceci est pour quand le brancardier rêveur d'ambulance fait toutes les rues à minuit.
Ceci est pour quand vous vous faites attraper dans une émeute somatique et que le ciel est en panne.
Ceci est pour quand votre sexe est en plein vaudou.
Ceci est pour quand vos vêtements sont imaginaires.
Ceci est pour quand votre chair rampe et ne revient jamais.


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Mort aux vaches.


C'est là le fond de l'amour, lorsqu'il existe : nous sentir justifiés d'exister.
# Posté le mardi 12 juin 2007 09:02
Modifié le mardi 12 juin 2007 14:04

Moi, je suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister.

Moi, je suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Stranger to myself.
" Wash my face in fields of green
Take me to the stars for free
Point me to the high wire call
Wake me true and wake me all."


Facile à dire mais acide à faire et c'est vieux comme l'immonde et tu n'inventes rien ni ma douleur, ni la tienne comme je te plains.
Je suis celle qu'on tue pour pouvoir dormir. Je suis l'idole qui empêche de dormir et si je t'aime.
Dégage de ma tête, laisse moi la nuit, la pluie, les orages.
Je ne dors plus quand vous dormez. Quand le jour se lève au plus profond de mon sommeil là où tout m'émerveille je fais un rêve...
Moi et mes allumettes fumant mes cigarettes, J'avais ma tête à l'envers mais quel était cet endroit ? Cracher sa révolte à la face du bourreau. Quand le jour éclairera la nuit, je sortirais d'ici. S'ils me font de la peine, je les tuerais sans gêne. J'ai toujours procéder ainsi.
Et si personne n'est là autant cracher sur moi. On se trouve toujours des excuses pour vivre, tous les parent se valent et si le travail c'est l'opium du peuple, alors je ne veux pas finir droguée... Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.

Enfin terminer cette année scolaire. Reste plus qu'a savoir c'que j'vais foutre l'année prochaine. En outre, demain, ouais, en somme, je suis de nouveau foutue.

On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie.
Aussi près qu'on aille on ne possède rien.
# Posté le lundi 04 juin 2007 15:44

J'vais p'têt' encore attendre avant d'mourir d'amour. J'entends des cons qui causent d'un éternel retour Et j'ai pas très envie d'repartir à zéro.

J'vais p'têt' encore attendre avant d'mourir d'amour. J'entends des cons qui causent d'un éternel retour Et j'ai pas très envie d'repartir à zéro.
Demain 11h. Heure crutiale d'une démence mis à découvert par sa génitrice.
Pour ressentir les émotions inoffensives il suffit d'être un tout petit peu seul, juste assez pour se débarrasser au bon moment de la vraisemblance. Mais je resterais tout près des gens, à la surface de la solitude, bien résolu en cas d'alerte, à me réfugier au milieu d'eux. Au fond je ne suis jusqu'ici qu'une amatrice.
Maintenant il y a partout des choses comme ce verre de bière, là, sur la table. Quand je le vois j'ai envie de dire : « Pouce, je ne joue plus ». Je comprends très bien que je suis allé trop loin. Je suppose qu'on ne peut pas « faire sa part » à la solitude.
Exister c'est être là simplement... Tout est gratuit, ce jardin, cette ville et moi-même. Quand il arrive qu'on s'en rende compte, ça vous tourne le coeur et tout se met à flotter.
C'est toujours un bonheur de faire tomber les masques et de se rendre compte que les gens nous préfèrent déguisé.


Ces derniers temps j'ai compris que la tentation la plus dangereuse était de ne ressembler à rien. En effet. Je fais de mon mieux, toujours, pour n'avoir l'air de rien. Je fais un genre humain. Comme ça, comme rien.

Soleil écorché, vestiges éventrés, corps décapités, squelettes éclatés, fragments de silence dans la transparence ouatée des écrans de contrôle assistance.
L'instant se coagule,
Aurore et rosée, légère et vaporeuse, parfums orangés de ces nuits orageuses, je m'engouffre en fumée dans la fissure, cliché désintégré.
Le temps se coagule.
# Posté le lundi 28 mai 2007 15:57