Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.

Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.
«On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréablePulp Fiction.

Mes sous-vêtements sont éparpillés aux quatre coins de la chambre. On pourrait penser que j'ai passé une nuit torride.
J'ai passé une nuit exécrable! Une nuit à me retourner dans mon lit. Une nuit à allumer et éteindre la lumière. Une nuit à chercher le sommeil sans le trouver. Une nuit à me brosser les dents après chaque cigarette, jurant que c'était la dernière. Cette nuit, je me suis posé toutes les questions que j'ai oublié de me poser.
Le silence nous sied bien. Ca, c'était avant. Malheureusement, il devient étouffant. On rit beaucoup, je critique beaucoup, vous restez silencieux. C'est juste une émeute emotionnelle.
Nos histoires noires, nos nuits blanches plantées en plein manque de tout et cherchant le jour.
Tu m'as gonflé ces derniers soirs avec ton vague regard fêlé de fille qui joue madame beauvoir en ségolène ivre et camée. Mes désirs sont en tungstène mais ça va bien j'te sens blottie au fond d'mes veines. C'était juste une pâleur nocturne.J'ai tenté de m'abrutir dans la musique l'alcool le sexe & les barbituriques. Mais, ça ne marche pas.

Je devrais m'abstenir de poser des mots quand je sais qu'ils résonnent creux.

If you smoke. I smoke.
Photo: Je sais, comme on dit : "On a été habituer à mieux."

# Posté le mardi 22 janvier 2008 05:26

Modifié le dimanche 17 février 2008 15:50

Je crois qu'on est sous une avalanche humaine, petite conne.

Je crois qu'on est sous une avalanche humaine, petite conne.
Les gestes sont des regrets qu'un temps mort accentue. L'énergie se perd, les envies se trainent,chaque phase de malaise altère la raison. Humeurs instables inavouées ,faiblesse des sens et frustration etouffant la conscience. Je m'écoeure.
Salissure intérieure, les corps sont des refuges aux caresses rendus inodores dès qu'ils gerbent leur semence.
Un vide permanent endormira les restes.


Si j'avais été à un de leur concert, ça aurait pu être ainsi:
Mon juke-boxe hurle dans le labyrinthe de mon spleen.
Y'en a un qui gerbe sur un autre au fond. Ça déclanche une bagarre. J'aimerais y participer mais ça se passe trop loin, à contre courrant dans la foule alors l'envie s'en va. Ça me démange pourtant. J'ai besoin de casser de la gueule ce soir... Tout le monde est torché à la mauvaise bière.Tant mieux c'est celle qui fait dégueuler plus loin et plus fort...
Sur le front-stage, Vicious vient de se taillader plusieurs fois l'avant-bras avec une lame de rasoir. Il lèche le sang et le postillonne dans la foule en furie. Tout le monde devient hystérique et ça pogote de plus belles. On se croirait au beau milieu d'un tremblement de terre. Putain faut que j'me réfugie dans les chiottes avant qu'un raz de marée humain ne me compresse contre le mur ! Je relève l'autre conne à terre et tente de l'emporter avec moi. Elle est inconsciente et je la sers de toutes mes forces contre ma poitrine pour la protéger. Trop tard... D'autres merdeux ont eu l'idée de la planque et se sont barricadés de l'intérieur. Une lame de fond difforme de crêtes, de cuirs cloutés, de chaînes et de salles gueules, nous happe alors soudain. Je roule, je prends des coups, j'ai l'impression que tous mes os éclatent en même temps, je roule et je roule encore... Lorsque ça se calme, je n'y vois plus rien. Ma tête a heurté de nouveau le mur et en glissant, j'ai été à moitié scalpée. Mon cuir chevelu a été traîné sur plusieurs mètres, complètement raboté contre la paroi. J'ai une fracture ouverte à chaque jambe, ça me fait horriblement mal.
Ce blog va bientôt crever de toute façon.

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 16:46

Novembre. le onze douzième d'une lassitude.

╳ Novembre. le onze douzième d'une lassitude.
Tiède se veut la nuit et s'ouvre la boîte à souvenirs.
Je prends soin d'entretenir mes carences multiples un peu plus chaque jour. Je noie mon café et je suis joyeuse comme une flippée.
Chacun s'accroche a sa petite part de néant cafardeux. J'ai essayer de ne plus m'y accrochée, je n'ai rien ressenti d'autre que de la culpabilité.
J'ai passer ma nuit à tout haïr, pour ne pas changer, dans la partie la plus sombre de mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides, serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les tamagochis et les poissons rouges.
et on me trouvera par terre à coller des photos sur les murs. Mentalement j'carbure au lithium.
Je n'écris que par lassitude de regarder.

Je me lis quand je te regarde. Combien même tu dis que tu m'aimes il faudrait que je m'aime autant.
Et il y a lui, lui qui parle à ne plus s'entendre, mais que personne n'entend. Il s'est enfermer lui aussi dans sa prison mental où il rature des mots partout.

Pendant l'insomnie, je me dis, en guise de consolation, que ces heures dont je prend conscience, je les arrache au néant, et que si je les dormais, elles ne m'auraient jamais appartenu, elles n'auraient jamais existé.

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 10:33

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.
Mes yeux reviennent t'offrir de grands silences.

Un jour j'assassinerai ceux qui ont su me réfutée. Eux et leurs musiques pour noces & matchs de foot, et j'espère qu'il aura de beaux tags sur ces boulevards plus spleeneux qu'une seringue après un shoot.
Au fait, y'a ta b.m qui crame sur le trottoir, dis-toi que c'est beau comme un choeur d'orphelines.
Des rêves creusés dans mes draps s'imprègnent jusqu'au petit matin où l'envie malsaine de consommer, consumer, m'assommer, divaguer me pénètre sans relâche. Ma personne transitoire, transis et dérisoire se traîne sur les trottoirs et dans mes yeux cramoisis aux chiffres mentholés je cherche le moindre petit être à détruire sans aucune raison, juste pour mon plaisir. J'avais beau cracher mes sentiments cette nuit là, il y eu plus de sang au fond de ma gorge que de mots d'amours délavés et déroutants. Je fixe la route et je vide mon c½ur. mauvais whisky et le coeur désormais frelaté ainsi que le cerveau plombé je rêve de quitter cette grisaille de banlieue corrompue. Dans ma prison mentale un enfant vient de s'allonger sous un train. T'as beau te donner l'air d'une douceur assassine, y' a des quais d'gare les soirs d'hiver qui t'filent une méchante envie d'chialer.


Demain, à 8 heures j'm'en balancerais au bout d'mon coeur... il n'aura jamais fait si froid ! A 8 heures, et j'm'en balance et j'ai pas peur. Ils me diront à "à 7 heures" que j's'rais remplacé, j' irais gerber. J'aurais du tabac ,du café. J'me sens mal au bout d'ma chance, il a jamais fait si triste ! et j'suis comme un conne, j'suis comme un pion, la dernière sur la liste. Je suis un Jésus kyste

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 14:32

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 15:02

Jouer de l'harmonica sur un décapsuleur coma.

Jouer de l'harmonica sur un décapsuleur coma.
Les cigarettes n'ont plus ce goût de baiser échangés comme autre fois.
La vie est un songe où le pauvre Orphée se traîne comme un mendiant sans voix comme un type perdu, un idiot qui sait qu'il a vu l'invisible en moi.
Je suis quelqu'un qui vomit. Je suis quelqu'un qui bouffe la vie et qui la dégueule tout simplement.
Il est ridicule de cracher sur son miroir. Il est encore plus ridicule de mener cette éternelle routine baveuse, et désobligeante. Mais moi il faut que je crache jusqu'à ce que cela se tarisse au fond de moi, et que je tourne les talons. Je crache aux visages des esprits mercantiles, je crache en silence, je crache dans mes draps. Quitte à cracher sur la société, autant cracher sur moi.

Cannabis, extasie, micro-pointe, drogues de synthèses ou naturelles.
Quand de mon air léthargique je sillonne ces couloirs lugubres ou les pas des juvéniles précoces et stressés se trimballent leurs sac à pois et à étoiles comme pour aller au carnaval, moi je m'adosse contre les murs de cet asile éducatif. Portillons, escaliers mécaniques, entonnoir humain, horaires cycliques ,responsabilités, de grandes discussions sans intérêt.
Je suis l'enfant maudit de la génération du surgelé, de la télévision rien qu'une fonction de consommateur et un problème de plus pour le courrier du c½ur.

Tout ce week-end j'ai vu un fou. Hérésie, murs blancs, violence.
Je l'admire, toujours ce syndrome, syndrome de Stockholm.
Article merdique, photo merdique, et personnellement j'en ai rien à foutre.

Features so fine Rouge and eyeline Things I fancy Just like Nancy.


# Posté le lundi 08 octobre 2007 14:26

Modifié le lundi 08 octobre 2007 16:53