Novembre. le onze douzième d'une lassitude.

╳ Novembre. le onze douzième d'une lassitude.
Tiède se veut la nuit et s'ouvre la boîte à souvenirs.
Je prends soin d'entretenir mes carences multiples un peu plus chaque jour. Je noie mon café et je suis joyeuse comme une flippée.
Chacun s'accroche a sa petite part de néant cafardeux. J'ai essayer de ne plus m'y accrochée, je n'ai rien ressenti d'autre que de la culpabilité.
J'ai passer ma nuit à tout haïr, pour ne pas changer, dans la partie la plus sombre de mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides, serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les tamagochis et les poissons rouges.
et on me trouvera par terre à coller des photos sur les murs. Mentalement j'carbure au lithium.
Je n'écris que par lassitude de regarder.

Je me lis quand je te regarde. Combien même tu dis que tu m'aimes il faudrait que je m'aime autant.
Et il y a lui, lui qui parle à ne plus s'entendre, mais que personne n'entend. Il s'est enfermer lui aussi dans sa prison mental où il rature des mots partout.

Pendant l'insomnie, je me dis, en guise de consolation, que ces heures dont je prend conscience, je les arrache au néant, et que si je les dormais, elles ne m'auraient jamais appartenu, elles n'auraient jamais existé.

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 10:33

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.

Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.
Mes yeux reviennent t'offrir de grands silences.

Un jour j'assassinerai ceux qui ont su me réfutée. Eux et leurs musiques pour noces & matchs de foot, et j'espère qu'il aura de beaux tags sur ces boulevards plus spleeneux qu'une seringue après un shoot.
Au fait, y'a ta b.m qui crame sur le trottoir, dis-toi que c'est beau comme un choeur d'orphelines.
Des rêves creusés dans mes draps s'imprègnent jusqu'au petit matin où l'envie malsaine de consommer, consumer, m'assommer, divaguer me pénètre sans relâche. Ma personne transitoire, transis et dérisoire se traîne sur les trottoirs et dans mes yeux cramoisis aux chiffres mentholés je cherche le moindre petit être à détruire sans aucune raison, juste pour mon plaisir. J'avais beau cracher mes sentiments cette nuit là, il y eu plus de sang au fond de ma gorge que de mots d'amours délavés et déroutants. Je fixe la route et je vide mon c½ur. mauvais whisky et le coeur désormais frelaté ainsi que le cerveau plombé je rêve de quitter cette grisaille de banlieue corrompue. Dans ma prison mentale un enfant vient de s'allonger sous un train. T'as beau te donner l'air d'une douceur assassine, y' a des quais d'gare les soirs d'hiver qui t'filent une méchante envie d'chialer.


Demain, à 8 heures j'm'en balancerais au bout d'mon coeur... il n'aura jamais fait si froid ! A 8 heures, et j'm'en balance et j'ai pas peur. Ils me diront à "à 7 heures" que j's'rais remplacé, j' irais gerber. J'aurais du tabac ,du café. J'me sens mal au bout d'ma chance, il a jamais fait si triste ! et j'suis comme un conne, j'suis comme un pion, la dernière sur la liste. Je suis un Jésus kyste

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 14:32
Modifié le dimanche 21 octobre 2007 15:02

Jouer de l'harmonica sur un décapsuleur coma.

Jouer de l'harmonica sur un décapsuleur coma.
Les cigarettes n'ont plus ce goût de baiser échangés comme autre fois.
La vie est un songe où le pauvre Orphée se traîne comme un mendiant sans voix comme un type perdu, un idiot qui sait qu'il a vu l'invisible en moi.
Je suis quelqu'un qui vomit. Je suis quelqu'un qui bouffe la vie et qui la dégueule tout simplement.
Il est ridicule de cracher sur son miroir. Il est encore plus ridicule de mener cette éternelle routine baveuse, et désobligeante. Mais moi il faut que je crache jusqu'à ce que cela se tarisse au fond de moi, et que je tourne les talons. Je crache aux visages des esprits mercantiles, je crache en silence, je crache dans mes draps. Quitte à cracher sur la société, autant cracher sur moi.

Cannabis, extasie, micro-pointe, drogues de synthèses ou naturelles.
Quand de mon air léthargique je sillonne ces couloirs lugubres ou les pas des juvéniles précoces et stressés se trimballent leurs sac à pois et à étoiles comme pour aller au carnaval, moi je m'adosse contre les murs de cet asile éducatif. Portillons, escaliers mécaniques, entonnoir humain, horaires cycliques ,responsabilités, de grandes discussions sans intérêt.
Je suis l'enfant maudit de la génération du surgelé, de la télévision rien qu'une fonction de consommateur et un problème de plus pour le courrier du c½ur.

Tout ce week-end j'ai vu un fou. Hérésie, murs blancs, violence.
Je l'admire, toujours ce syndrome, syndrome de Stockholm.
Article merdique, photo merdique, et personnellement j'en ai rien à foutre.

Features so fine Rouge and eyeline Things I fancy Just like Nancy.


# Posté le lundi 08 octobre 2007 14:26
Modifié le lundi 08 octobre 2007 16:53

Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale.

Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale.
Je dis passion fixe
, puisque j'ai eu beau changer, bouger, me contredire, avancer, reculer, progresser, évoluer, déraper, régresser, grossir, maigrir, vieillir, rajeunir, m'arrêter, repartir, je n'ai jamais suivi, en somme, que cette fixité passionnée. J'ai envie de dire que c'est elle qui me vit, me meurt, se sert de moi, me façonne, m'abandonne, me reprend, me roule. Je l'oublie, je me souviens d'elle, j'ai confiance en elle, elle se fraye un chemin à travers moi. Je suis moi quand elle est moi. Elle m'enveloppe, me quitte, me conseille, s'abstient, s'absente, me rejoint. Je suis un poisson dans son eau, un prénom dans son nom multiple. Je l'ai laissé naître, Je saurai comment la faire mourir.-Et ça ca y est, c'est en cours-
J'adore baver, écrire des pavés, mais je préfère les lancés et ma manière c'est de les gerber.
Les molards sous les papillons, l'hémoglobine sur mes stigmates, mes jambes bouffées par les ecchymoses. & ce putain de soleil qui me délatte et sans oublier mon coeur estropié avec des sentiments tordus.
On est de plus en plus de moins en moins con sidéré comme des êtres humains à part entière
plutôt comme les têtes de bétail du troupeau je dirais. Demain je crains un lavage de cerveau.
Moi je colle des étoiles lumineuses au plafond, des visions scandaleuses sur les murs de ma prison mentale.


Au bord des toits, je me promène, Je bois. Mais le matin quand mon réveil résonne il n'y a plus personne. J'ai froid. Samedi denier je me suis soûlé Comme tout l'monde et je suis rentrée un peu éméchée et j'y voyais plus comme tout l'monde je me suis couchée et là j'ai rêvé comme jamais.
C'est pas mon lit c'est pas mes draps, ça danse où est-ce que j'suis... Quelle importance.
[Je n'ajoute jamais personne en amis, cependant je n'accepte pas n'importe qui, alors si "Tokyo-hotel machin truc" veut être mon ami, il en va de soi que JAMAIS.
Autre chose, cessez de m'appellez "La fille d'Antinomie"j'ai un prénom: Eva. Merci.]
# Posté le lundi 17 septembre 2007 05:26
Modifié le lundi 17 septembre 2007 05:59

LAISSE PLEURER LA PLUIE SUR TES YEUX.

LAISSE PLEURER LA PLUIE SUR TES YEUX.


Combien de temps sommes-nous restés ainsi à nous découvrir, combien de rêves avons-nous construits en l'espace de cet instant fugitif mais éternel, combien de phrases ont couru entre nos irréels regards fixés dans le reflet de nos regards réels , je ne le sais pas et quelle importance...

La boue s'accumule sur le bitume mais, là-haut, près des toits, Paris ressemble toujours à la grand ville des paumés, des prolos et des poètes. Etre rebelle, c'est refuser l'idée que le monde est figé.Benoit.D
Dérisions sentimentale à bulbe névropathe. La machine met sous cellophane nos rêves pour les congelés. Nous dégustons ainsi par la suite ce ramassis givrés et nos cerveaux s'imprègnent d'ecchymoses. Les gargouillements de nos ventres sont les jouissements dans la nuit. Et mes désirs amnésiques sont les souvenirs des paumés.


Le jeu de la folie est un sport de l'extrême qui se pratique souvent au bord des précipices où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices .Ne m'attends pas ce soir car la nuit sera noire & blanche, illuminée, j'ai pendu ma mémoire. Au bout d'un drap froid, je rêve de transparence & d'épouvantes mystiques.
Le long de la frontière qui jouxte l'inconnu en traînant mon cadavre & mon vide pathétique
& ma douleur femelle, je me sens terriblement bien.HB-T

Mon chat est partout nous l'observent sur la TV. Mon chat est étonnant il peut jouer de la guitare. Il ne peut pas être un acteur mais il est une superstar Mon chat n'est pas fou il brûle la bible et il pense qu'elle est si drôle. Il n'est pas très bon il n'est pas très futé il ne peut pas être Picasso mais il est une oeuvre d'art . Mon chat est beau il peut jouer de la guitare. Il peut casser mon bras dans sept endroits il peut manger une pastèque entière et il me déteste autant que je vous déteste.

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 15:57
Modifié le vendredi 07 septembre 2007 16:42