Q u a n d__l e__b e a u__ m a c a d a m__n o u s__t r a i t a i t__d e__s a l a u d s .

Q u a n d__l e__b e a u__ m a c a d a m__n o u s__t r a i t a i t__d e__s a l a u d s .
Au de là des inepties fécondes.

Il y a tellement de choses à dire. Il faudrait pouvoir écrire avec du silence.
Les mots m'laissent tomber,trahir tout l'dégoût que j'ressens. Les mots complices et durs pour dire le pire d'autres ont jeté leur vie en les chialant mieux avant. Avec l'impression que tout sert à rien et que de toute manière demain on aura tous foutu le camp. L'amour c'est le jeu de massacre gratuit, y'a même une partie spéciale où tout le monde se dit "je t'aime" & où tous les coups sont permis. Me laisse pas toute seule avec moi.
Je consume plus que j'assume.



Jesus was an American man
He was playing the guitar
In a rock and roll band.

(...) non tu ne connais rien de mon essuie- glace à moi, tu ne connais rien de sa douceur légendaire, de la sensualité de ses caresses régulières, de la pluie qu'on attend trop longtemps, de nos ébats secrets et silencieux et humides, et tu penses que ça fera bien l'affaire, ce nouveau truc neuf et moche et trop petit, et tu balances le vieil essuie-glace, mon essuie-glace à moi, l'essuie-glace de ma vie, l'essuie-glace de mes rêves, l'essuie-glace que j'aime, qui me manque, oui tu me manques.

Photo: Modèle: Anaïs. Hésitant avec celle-ci.


# Posté le mardi 17 juin 2008 18:12

Ecrire partout et sur la peau. Se laisser derversé l'eau mécanique du ciel a en boire des verres de pluie.

Ecrire partout et sur la peau. Se laisser derversé l'eau mécanique du ciel a en boire des verres de pluie.
Les nuits valsent autour de moi sans que mes yeux ne se ferment. La route est courte et j'ai si peur de me cogner à un mur, de pas voir la fin arriver, de rien voir du tout. Avalée par les étoiles je reste là dans le noir qui tombe aux angles de mon coeur. Trop d'angles peut-être justement. Il faudrait penser à s'adoucir, à arrondir. Il faudrait ne plus penser. A rien. Des mots noirs sur des feuilles blanches à petits carreaux, et qui dégoulinent sous la pluie. Il ne manque plus grand chose pour que ce soit moi qui tombe, pour que ce soit moi qui tangue, pour que ce soit ma trace, pour que ce soit mon ombre qui dégouline d'indicible.

Tu vomis du spleen et tu recraches de la poussière en permanence.

J'ai peur de renter dans la douche. Peur de ne plus réussir à sortir de ce demi m3. Rester isoler, enfermer là-dedans. Se noyer peut-être même. Dans l'eau qui se mélange aux larmes qui coulent à l'intérieur et qui commencent à faire surface tout doucement. Je coule de partout. Ca y est. Je mets mes mains et mes bras sur mon corps. Comme pour le cacher. Je laisse mes cheveux emmêlés. L'idée m'effleure de les couper. Je n'en suis pas capable. Je ne suis pas tellement amère, tu sais. Juste un peu triste. J'arrive à rien n'avaler. Et je croyais que plus personne ne me manquait. J'me suis plantée.
Nb: J'avais dit que l'article précédent était le dernier... à croire que je n'arrive pas à m'arracher d'ici, cependant j'écrirais réellement avec beaucoup d'espace entre les articles. C'est usé, lapidé ici. -Mais j'aime-


Nouvelles photos.
# Posté le lundi 24 mars 2008 13:39
Modifié le mercredi 26 mars 2008 15:19

Dormir, détruire, séduire, dévêtir, mentir, subir, mourir, revenir.

Dormir, détruire, séduire, dévêtir, mentir, subir, mourir, revenir.
Je mise tout sur mes insomnies et ça vaut toutes les échymoses.
Les larmes restent dans le creux des cernes, seul les paranoïaques survivent
à Paris. Les "presque en vie" on s'en fout. J'envenime tout, c'est plus fort que moi.
Dehors ça sent drôle alors je marche un peu plus vite je joue mon rôle sans talent pas facile de croire qu'on existe et s'appliquer à n'avoir l'air de rien. Plus je t'écoute plus j'en ai rien à foutre ton intelligence flatte mon indifférence. Je te ferai la morale sans fléchir ce sera beau comme du Noir Désir. L'idéal serait se secouer jusqu'à oublier.

Les infos j'y comprends plus rien des cadavres dépixellisés, je comprends plus bien tout ce qui s'y passe y'a de la tuerie sans matière grasse?
Je mélange tout et ça change rien ce monde est et reste dégueulasse. Church Of No Return. Y'a pas d'mal à se détruire. Je recrache au loin, beaucoup plus loin ce qui me touche encore un peu, dans le fond.

Ma vision des choses est lucide, l'homme est fait pour s'autodétruire.
Coeur brisé sur canapé cherche nymphomane. La mort pour de faux voilà ce qu'il nous faut, on crève, on se relève, sang et sourire sur nos lèvres. Voilà, je voulais écrire avec des mots intelligents de ceux qu'on n'entends pas souvent, au final, tout ceci est gerbant.
(Et sans doute le dernier article. Photo: Mon premier Modèle.)

Nuits noires & matins blêmes.





# Posté le mardi 19 février 2008 09:44

Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.

Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.
«On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréablePulp Fiction.

Mes sous-vêtements sont éparpillés aux quatre coins de la chambre. On pourrait penser que j'ai passé une nuit torride.
J'ai passé une nuit exécrable! Une nuit à me retourner dans mon lit. Une nuit à allumer et éteindre la lumière. Une nuit à chercher le sommeil sans le trouver. Une nuit à me brosser les dents après chaque cigarette, jurant que c'était la dernière. Cette nuit, je me suis posé toutes les questions que j'ai oublié de me poser.
Le silence nous sied bien. Ca, c'était avant. Malheureusement, il devient étouffant. On rit beaucoup, je critique beaucoup, vous restez silencieux. C'est juste une émeute emotionnelle.
Nos histoires noires, nos nuits blanches plantées en plein manque de tout et cherchant le jour.
Tu m'as gonflé ces derniers soirs avec ton vague regard fêlé de fille qui joue madame beauvoir en ségolène ivre et camée. Mes désirs sont en tungstène mais ça va bien j'te sens blottie au fond d'mes veines. C'était juste une pâleur nocturne.J'ai tenté de m'abrutir dans la musique l'alcool le sexe & les barbituriques. Mais, ça ne marche pas.

Je devrais m'abstenir de poser des mots quand je sais qu'ils résonnent creux.

If you smoke. I smoke.
Photo: Je sais, comme on dit : "On a été habituer à mieux."
# Posté le mardi 22 janvier 2008 05:26
Modifié le dimanche 17 février 2008 15:50

Je crois qu'on est sous une avalanche humaine, petite conne.

Je crois qu'on est sous une avalanche humaine, petite conne.
Les gestes sont des regrets qu'un temps mort accentue. L'énergie se perd, les envies se trainent,chaque phase de malaise altère la raison. Humeurs instables inavouées ,faiblesse des sens et frustration etouffant la conscience. Je m'écoeure.
Salissure intérieure, les corps sont des refuges aux caresses rendus inodores dès qu'ils gerbent leur semence.
Un vide permanent endormira les restes.


Si j'avais été à un de leur concert, ça aurait pu être ainsi:
Mon juke-boxe hurle dans le labyrinthe de mon spleen.
Y'en a un qui gerbe sur un autre au fond. Ça déclanche une bagarre. J'aimerais y participer mais ça se passe trop loin, à contre courrant dans la foule alors l'envie s'en va. Ça me démange pourtant. J'ai besoin de casser de la gueule ce soir... Tout le monde est torché à la mauvaise bière.Tant mieux c'est celle qui fait dégueuler plus loin et plus fort...
Sur le front-stage, Vicious vient de se taillader plusieurs fois l'avant-bras avec une lame de rasoir. Il lèche le sang et le postillonne dans la foule en furie. Tout le monde devient hystérique et ça pogote de plus belles. On se croirait au beau milieu d'un tremblement de terre. Putain faut que j'me réfugie dans les chiottes avant qu'un raz de marée humain ne me compresse contre le mur ! Je relève l'autre conne à terre et tente de l'emporter avec moi. Elle est inconsciente et je la sers de toutes mes forces contre ma poitrine pour la protéger. Trop tard... D'autres merdeux ont eu l'idée de la planque et se sont barricadés de l'intérieur. Une lame de fond difforme de crêtes, de cuirs cloutés, de chaînes et de salles gueules, nous happe alors soudain. Je roule, je prends des coups, j'ai l'impression que tous mes os éclatent en même temps, je roule et je roule encore... Lorsque ça se calme, je n'y vois plus rien. Ma tête a heurté de nouveau le mur et en glissant, j'ai été à moitié scalpée. Mon cuir chevelu a été traîné sur plusieurs mètres, complètement raboté contre la paroi. J'ai une fracture ouverte à chaque jambe, ça me fait horriblement mal.
Ce blog va bientôt crever de toute façon.
# Posté le dimanche 30 décembre 2007 16:46