Quelques dances & contredances façe à ce monstre qui nie la métaphysique. Droit dans le mur. Sniffer l'subu ça s'fait pas d'vant les mômes.

Quelques dances & contredances façe à ce monstre qui nie la métaphysique. Droit dans le mur. Sniffer l'subu ça s'fait pas d'vant les mômes.
J'imagine l'aiguille qui s'enfonce dans ta peau.
J'ai passé plusieurs jours à essayer d'ignorer la nausée des angoisses conjuguées des coups de griffes sur mon coeur cellophane. Et le sentiment chronique de vide qui nous prend, et tous les mégots de clopes qui se mêlent aux amas de feuilles mortes. Les poignets écorchés, le regarde avide, les narines ensanglantées et tous les ecchymoses nocturnes qu'on se prend dans les jambes et dans les hanches. Y'a plus rien qui nous tient debout, même quand on est défoncer, on finit par terre. Nous sommes des bombyx avides de la moindre petite miette qui traîne.
Tu es sûr que tu veux que je te tutoie ? J'ai baissé les yeux pour ne pas répondre -oui je veux que tu me tues, toi. »
Ouais t'as raison, je suis bien nulle part. Je ferai mieux de me faire sauter le caisson.
Je ne veux pas mourir moi, je veux juste tuer tout le monde. C'est différent.

Mes lettres de motivations restent vierges comme un petit garçon qui ne va jamais au catéchisme. Si la bombe que tu places dans un immeuble qui malencontreusement tue plein de gens, ils appellent ça du terrorisme. Y'a tant de manière de mourir.
Demain j'invite tout le monde à l'enterrement de mon espoir.

On est déjà morts mais on ne le sait pas encore et nos c½urs sont en faillance, ivres, égarés, face à face avec le nulle part, on ne crache plus, on boit. Rien ne se répare. Ne plus jamais se laisser apprendre, garder pour soi la moindre vérité. N'être là que pour la baise & surtout pas pour les mots tendres. Descendre, descendre pour ne plus jamais à avoir à remonter.
Nos mélancolies se mélangent et nous crées des putains d'emmerdements. Et l'on se bousille et l'on se saigne et on se dilapide et on s'égrène et l'on se fusille et l'on se parsème et on se dégoupille et on se malmène de façon malsaine.
# Posté le dimanche 21 décembre 2008 10:54
Modifié le dimanche 21 décembre 2008 11:18

Une épidural à l'anormal, à l'anarchie, un manque de pudeur, un mal de coeur, de jeune drogué, qui dégueule à pleine gueule sur la société.

Une épidural à l'anormal, à l'anarchie, un manque de pudeur, un mal de coeur, de jeune drogué, qui dégueule à pleine gueule sur la société.
Je ferme les yeux dans ma mémoire. X

Les intuitions mordent mon crâne, arrachent des morceaux de cervelas, ça saigne dans mon corps. C'est plus si rutilant. Chaque été, c'est pareil, je regarde les photos de l'année dernière et j'ai toujours la même impression : "Merde, je me suis encore enlaidie".
Après je réfléchis et le seul truc qui me vient en tête, c'est de me maquiller comme une pute à deux heures du matin et de faire des photos : toujours le même mécanisme : je me couche et salit mes draps, le sourire enjoué en m'endormant.Je m'éparpille dans la nausée. C'est comme si je m'effaçais. Peu à peu. C'est la moisissure constante. J'ai du laisser des morceaux de peau dans le canapé.
J'ai l'odorat trop sensible, le martini est certes bon lorsqu'il coule le long de ma gorge, il n'empêche que son parfum est écoeurant et que ce verre colle à ma main. La gueule de bois, c'est le trou noir, la sortie de scène médiocre et sans applaudissements. X
Je fais toute sorte de jeux stupides comme regarder la cime des arbres s'embrasser. M'effrayer de mon coeur qui bat. Ou coller mon front contre le congélateur. J'ai l'air folle et personne ne daigne s'en rendre compte, ça me rassure : ils sont aussi fous que moi.

Puisqu'il y a dans ces endroits autant de songes que quand on dort mais on n'dort pas. Alors autant se tordre Ici et là et se rejoindre en bas. Toi qui sais où après une subtile esquisse on a enfoncé les vis... Oh mais non rien de grave y' a nos hématomes crochus qui nous sauvent et tous nos points communs dans les dents nos lambeaux de peau qu'on retrouve ça et là dans tous les coins. Ne cesse pas de trembler c'est comme ça que je te reconnais. Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi que tu trembles un peu moins que moi.[Noir Desir.]

X
# Posté le mercredi 03 septembre 2008 14:57

Q u a n d__l e__b e a u__ m a c a d a m__n o u s__t r a i t a i t__d e__s a l a u d s .

Q u a n d__l e__b e a u__ m a c a d a m__n o u s__t r a i t a i t__d e__s a l a u d s .
Au de là des inepties fécondes.

Il y a tellement de choses à dire. Il faudrait pouvoir écrire avec du silence.
Les mots m'laissent tomber,trahir tout l'dégoût que j'ressens. Les mots complices et durs pour dire le pire d'autres ont jeté leur vie en les chialant mieux avant. Avec l'impression que tout sert à rien et que de toute manière demain on aura tous foutu le camp. L'amour c'est le jeu de massacre gratuit, y'a même une partie spéciale où tout le monde se dit "je t'aime" & où tous les coups sont permis. Me laisse pas toute seule avec moi.
Je consume plus que j'assume.



Jesus was an American man
He was playing the guitar
In a rock and roll band.

(...) non tu ne connais rien de mon essuie- glace à moi, tu ne connais rien de sa douceur légendaire, de la sensualité de ses caresses régulières, de la pluie qu'on attend trop longtemps, de nos ébats secrets et silencieux et humides, et tu penses que ça fera bien l'affaire, ce nouveau truc neuf et moche et trop petit, et tu balances le vieil essuie-glace, mon essuie-glace à moi, l'essuie-glace de ma vie, l'essuie-glace de mes rêves, l'essuie-glace que j'aime, qui me manque, oui tu me manques.

Photo: Modèle: Anaïs. Hésitant avec celle-ci.


# Posté le mardi 17 juin 2008 18:12

Ecrire partout et sur la peau. Se laisser derversé l'eau mécanique du ciel a en boire des verres de pluie.

Ecrire partout et sur la peau. Se laisser derversé l'eau mécanique du ciel a en boire des verres de pluie.
Les nuits valsent autour de moi sans que mes yeux ne se ferment. La route est courte et j'ai si peur de me cogner à un mur, de pas voir la fin arriver, de rien voir du tout. Avalée par les étoiles je reste là dans le noir qui tombe aux angles de mon coeur. Trop d'angles peut-être justement. Il faudrait penser à s'adoucir, à arrondir. Il faudrait ne plus penser. A rien. Des mots noirs sur des feuilles blanches à petits carreaux, et qui dégoulinent sous la pluie. Il ne manque plus grand chose pour que ce soit moi qui tombe, pour que ce soit moi qui tangue, pour que ce soit ma trace, pour que ce soit mon ombre qui dégouline d'indicible.

Tu vomis du spleen et tu recraches de la poussière en permanence.

J'ai peur de renter dans la douche. Peur de ne plus réussir à sortir de ce demi m3. Rester isoler, enfermer là-dedans. Se noyer peut-être même. Dans l'eau qui se mélange aux larmes qui coulent à l'intérieur et qui commencent à faire surface tout doucement. Je coule de partout. Ca y est. Je mets mes mains et mes bras sur mon corps. Comme pour le cacher. Je laisse mes cheveux emmêlés. L'idée m'effleure de les couper. Je n'en suis pas capable. Je ne suis pas tellement amère, tu sais. Juste un peu triste. J'arrive à rien n'avaler. Et je croyais que plus personne ne me manquait. J'me suis plantée.
Nb: J'avais dit que l'article précédent était le dernier... à croire que je n'arrive pas à m'arracher d'ici, cependant j'écrirais réellement avec beaucoup d'espace entre les articles. C'est usé, lapidé ici. -Mais j'aime-


Nouvelles photos.
# Posté le lundi 24 mars 2008 13:39
Modifié le mercredi 26 mars 2008 15:19

Dormir, détruire, séduire, dévêtir, mentir, subir, mourir, revenir.

Dormir, détruire, séduire, dévêtir, mentir, subir, mourir, revenir.
Je mise tout sur mes insomnies et ça vaut toutes les échymoses.
Les larmes restent dans le creux des cernes, seul les paranoïaques survivent
à Paris. Les "presque en vie" on s'en fout. J'envenime tout, c'est plus fort que moi.
Dehors ça sent drôle alors je marche un peu plus vite je joue mon rôle sans talent pas facile de croire qu'on existe et s'appliquer à n'avoir l'air de rien. Plus je t'écoute plus j'en ai rien à foutre ton intelligence flatte mon indifférence. Je te ferai la morale sans fléchir ce sera beau comme du Noir Désir. L'idéal serait se secouer jusqu'à oublier.

Les infos j'y comprends plus rien des cadavres dépixellisés, je comprends plus bien tout ce qui s'y passe y'a de la tuerie sans matière grasse?
Je mélange tout et ça change rien ce monde est et reste dégueulasse. Church Of No Return. Y'a pas d'mal à se détruire. Je recrache au loin, beaucoup plus loin ce qui me touche encore un peu, dans le fond.

Ma vision des choses est lucide, l'homme est fait pour s'autodétruire.
Coeur brisé sur canapé cherche nymphomane. La mort pour de faux voilà ce qu'il nous faut, on crève, on se relève, sang et sourire sur nos lèvres. Voilà, je voulais écrire avec des mots intelligents de ceux qu'on n'entends pas souvent, au final, tout ceci est gerbant.
(Et sans doute le dernier article. Photo: Mon premier Modèle.)

Nuits noires & matins blêmes.





# Posté le mardi 19 février 2008 09:44